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Commentaires, ajouts nécéssaires, etc.

Ressources:

  • Télécharger le driver JDBC pour PostgreSQL
  •  

    Programmation de servlets Java

    Les servlets sont des programmes écrits en Java qui permettent de traiter et de répondre à des requètes passées la plupart du temps à un serveur web les abritant. Ils peuvent donc être utilisés pour traiter des données issues d'un formulaire au sein d'une page HTML, pour la génération de pages HTML dynamiques en y incluant par exemples des informations issues de base de données. Ils sont donc probablement une réponse pertinente à la croissante complexité des sites web, notamment ceux de commerce éléctronique.
    Ce tutorial, loin d'être exhaustif, a pour objectif de présenter de la manière la plus claire possible les fonctions de bases mises à disposition par l'API Servlet.
     

    Plan:

    Installation
    Architecture de base d'un servlet
    Exemple: traitement de formulaires
    Maintien de sessions
    Cookies
    Problèmes de threading
    JDBC: Java DataBase Connectivity
    Servlets et transformations XSLT avec Xalan-J
    Un servlet évolué: Cocoon
    Upload de fichiers

    1 Installation


    Les sections suivants supposent que le JDK de SUN, ainsi que Apache 1.2 et spérieur ont été préalablement installé.

    1.1 Installation du Kit de Développement de Servlets : le JSDK

    La première étape consiste à télécharger le JSDK2.0 sur le site de SUN (ici), le décompresser puis à copier (cp -R) le répertoire JSDK2.0 dans le répertoire de votre choix (on prendra /usr/lib/ pour la suite de ce tutorial). Il faut alors mettre à jour le path en incluant /usr/lib/JSDK2.0/bin (export PATH=/usr/lib/JSDK2.0/bin:$PATH), ainsi que le classpath en y ajoutant le chemin de l'archive jsdk.jar contenant les classes (export CLASSPATH = /usr/lib/JSDK2.0/lib/jsdk.jar :$CLASSPATH sous bash).
    Pour vérifier que tout s'est bien déroulé, on lance l'utilitaire servletrunner qui devrait afficher les lignes suivantes :


    olly%>servletrunner
    servletrunner starting with settings:
    port = 8080
    backlog = 50
    max handlers = 100
    timeout = 5000
    servlet dir = ./examples
    document dir = ./examples
    servlet propfile = ./examples/servlet.properties

    servletrunner permet de tester les servlets, c'est à dire qu'il va faire office de mini-serveur, écoutant sur un port spécifique (8080 par défaut). Il est possible de modifier les paramètres par défaut de servletrunner, notamment les flags -d suivi du répertoire contenant les servlets, et -s suivi du fichier de propriétés de la zone à considérer.
     

    1.2 Installation du module côté serveur : ApacheJserv

    La première étape consiste à télécharger le moteur de servlets d'Apache, ApacheJServ, puis à décompresser l'archive quelque part sur le disque, sous /tmp par exemple. Il y a ensuite deux façons de procéder pour rajouter le module mod_jserv. La première consiste à recompiler complètement Apache après lui avoir ajouté le source de mod_jserv. La seconde nécessite une version d'Apache 1.3.*, avec support des Dynamic Shared Objects (DSO) et permet d'ajouter le module mod_jserv de manière dynamique, c'est à dire sans avoir à recompiler Apache. Pour des raisons de temps, seule la deuxième procédure, plus "moderne",  est décrite ici.
    Comme pour la plupart des packages fournis sous forme de code source, il est nécessaire dans un premier temps d'éxécuter le script de configuration avec configure. configure s'efforce de deviner le maximum de choses, et si l'ensemble des fichiers sont à leur place habituelle, tout se passeras parfaitement. Pour ma part, voici la ligne de commande que j'ai utilisé (avec succès sous SuSE) :

    olly%>./configure -with-jsdk=/usr/lib/JSDK2.0/lib/jsdk.jar  -disable-debugging -with-apache-install=/usr

    (La directive -with-apache-install=/usr est nécéssaire sous SuSE (mon cas) car configure croit que apxs est sous apache_dir/sbin/, alos qu'il  est en réalité sous /usr/sbin.)
    Lors d'une seconde intallation sous Mandrake 7.0, la commande est devenue :

    olly%>./configure --with-apxs=/usr/sbin/apxs --prefix=/usr/lib/jserv --with-jdk-home=/usr/lib/jdk1.2.2 --with-JSDK=/usr/lib/JSDK2.0/lib/jsdk.jar --disable-debugging --with-java-platform=2

    olly%>make
    olly%>make install
     

    1.3 Configuration pour l'éxécution de servlets

    L'environnement d'Apache JServ est divisé en zones, totalement indépendantes les unes des autres. Cela permet de séparer les servlets selon le possesseur, le mesures de sécurité désirées, ou encore les ressources allouées.  Toutefois, une unique zone suffit dans la plupart des utilisations.
    Apache JServ possède un fichier de configuration nommé jserv.conf qui sert à définir son comportement au regard d'Apache. Le fichier de configuration d'Apache /etc/httpd/httpd.conf doit donc contenir une directive Include permettant d'inclure le fichier jserv.conf en son sein.

    Exemple de ligne à inclure dans httpd.conf (après avoir copié le fichier jserv.conf à l'endroit indiqué):
    Include /etc/httpd/jserv.conf

    Le fichier jserv.conf contient à son tour une directive ApJServProperties /chemin/vers/jserv.properties pointant sur le fichier jserv.properties qui contient les propriétés des diférents servlets utilisés. jserv.properties permet entre autres choses de spécifier le nombre de zones souhaitées, le nom donné à chacune, ainsi que leur emplacement sur le disque.
    Par exemple, si l'on souhaite deux zones nommées zone_a et zone_b, le fichier jserv.properties devra contenir les lignes suivantes :



    # List of servlet zones Apache JServ manages
    zone=zone_a, zone_b

    Configuration : plusieurs zones. Chaque zone possède un fichier nom_zone.properties propre, dans lequel est entre autres indiqué le répertoire où trouver les servlets (repositories=/chemin/vers/classes).

    Les zones disponibles doivent être indiquées dans le fichier jserv.properties. Les lignes zones=zone1, zone2, ... et le chemin des fichiers de propriété leur correspondant : zone1.properties=/chemin/vers/zone1.properties, zone2.properties=/chemin/vers/zone2.properties, etc..

    Une fois JServ configuré, il est nécessaire de relancer Apache, avec une des commandes suivantes: rcapache restart, apachectl restart ou bien kill -NOHUP `cat var/httpd.pid`.
     

    2 Architecture de base d'un servlet

    Avant de rentre dans les détails, examinons le code d'un servlet avec fonctionnalités minimale.

    2.1 Exemple : Hello World!

    Ce premier exemple de servlet effectue une tâche toute simple : il crée une page HTML intitulée "mon premier servlet", laquelle affiche simplement "Salut tout le monde".



    import javax.servlet.*; //importe le package servlet
    import javax.servlet.http.*; //importe servlet.http
    import java.io.*; //importe les classes d'entrée-sortie
    public class ExempleServlet extends HttpServlet { // ExempleServlet hérite de HttpServlet
        /* surcharge la méthode doGet */
        public void doGet (HttpServletRequest request, HttpServletResponse response) throws ServletException, IOException {
            PrintWriter out;
            response.setContentType("text/html");          // then write the data of the response
            out = response.getWriter();
            out.println("<HTML>
                                <HEAD><TITLE> mon premier servlet </TITLE></HEAD>
                               <BODY><P>Salut tout le monde!</BODY></HTML>");
            out.close();
        }
    }

    Ce servlet hérite donc de la classe HttpServlet, et surcharge la méthode doGet, cette dernière étant appelée lorsqu'un client envoie une requète GET au serveur.

    Pour éxécuter ce servlet, il suffit de placer le code compilé (ExempleServlet.class) dans l'un des répertoires correspondant aux zones configurées, par exemple ~/example/ puis d'ouvrir avec un browser l'URL http://localhost/example/ExempleServlet.
     

    2.2 Contenu du package javax.servlet

    Le coeur du package est la classe Servlet de laquelle tout servlet doit obligatoirement hériter. Un servlet n'utilise pas nécéssairement le protocole HTTP , c'est pourquoi il existe une interface HttpServlet héritant de la classe Servlet. Tous les servlets utilisés avec ApacheJserv devront bien sur hériter de l'interface HttpServlet et surcharger certaines de ses méthodes, par exemple les méthodes doGet ou doPost
    Le package Servlet contient également deux classes qui permettent l'interaction avec les clients du serveur web, les classes ServletRequest et ServletResponse. La classe ServletRequest fournit des informations concernant la requète parvenue au serveur, notamment les noms et valeurs des paramêtres passés, l'adresse IP du client, ls cookies et donne également accès via un stream aux données encapsulées dans le corps de requètes HTTP, notamment lors de l'envoi de données au serveur via une méthode POST. La classe ServletResponse fournit des méthodes permettant de répondre aux clients, par exemple une méthode permettant de fixer le type MIME de la réponse, ainsi que des streams via lesquels il est possible d'envoyer des données au client. Les classes HttpServletRequest et HttpServletResponse sont des interfaces qui étendent un peu plus les classes ServletRequest et ServletResponse en permettant l'accès aux caractèristiques spécifiques des headers HTTP.
     
     
    • classe HttpServletRequest
    Un objet de cette classe permet d'accéder aux éléments du header HTTP de la requète, tels que les cookies envoyés avec la requète, le type de méthode utilisée, aisni que les noms de paramètres et leur valeur passés avec la requète. La méthode getHeader permet de récupérer tout ou partie du header de la requète HTTP. Par exemple:
    String useragent = request.getHeader("user-agent"); 
    if (useragent.indexOf("Netscape")) {
       /** instructions éxécutées si le navigateur client est Netscape **/
    }


    La méthode getParameter retourne une chaîne de caractères contenant la valeur du paramètre passé en argument. Par exemple:


    String bookId = request.getParameter("bookid");

    Cette instruction stocke dans la variable bookId la valeur du paramètre nommé bookid (getParameter renvoie NULL si le paramètre n'existe pas).
    Il est également possible d'obtenir une chaine de caractères unique contenant l'ensemble des paramètres et valeurs grâce à la méthode getQueryString, et de la parser soi-même par la suite.
    Lors d'une requète POST, on utilisera pour lire les données contenues dans le corps de la requète la méthode getReader, qui renvoie un BufferedReader (cas de données texte)  ou  la méthode getInputStream qui renvoie un ServletInputStream.(données binaires).
     
    • classe HttpServletResponse
    La classe HttpServletResponse fournit deux méthodes permettant de renvoyer des données à l'utilisateur : la méthode getWriter, qui renvoie un objet Writer permet de renvoyer des données de type texte, par exemple le contenu d'une page HTML.  La méthode getOutputStream retourne un ServletOutputStream grâce auquel il est possible de faire parvenir des données binaires au client. Dans les deux cas, il est important de fermer le stream après utilisation afin que le serveur sache que la réponse est complète.

      2.2 Cycle de vie d'un servlet

    • Initialisation
    Lorsqu'une requète cliente porte sur un servlet non encore en mémoire, celui-ci est dans un premier temps chargé par le classLoader du moteur Jserv, puis sa méthode init() est appelée. C'est dans cette méthode que doivent donc être placée les commandes gourmandes en ressources ou celles prenant du temps (connection aux bases de données, par exemple). Il est important lorsque l'on surcharge la méthode init() de faire appel à la méthode init de la super classe, ce qui a pour effer de sauver la

    Exemple de surcharge de la méthode init() :



    public class MonServlet extends HttpServlet {
        public void init(ServletConfig config) throws ServletException {
            super.init(config);
            try {
                Class.forName("xxx");
            }
            catch(java.lang.ClassNotFoundException e) {
                ...
            }
        }
        public void doGet(...) {
        ...
        }
    }

    • Fonctionnement
    Après initialisation, le servlet est capable de recevoir une requète de la part d'un client. Lorsqu'une requète lui parvient, il appelle alors la méthode service(), qui reconnait le type de la requète HTTP (GET, POST, ...) et la fait parvenir à la méthode conçue pour traiter les requètes de ce même type (doGet(), doPost(), ...)
    • Destruction
    Un servlet est normalement gardé en mémoire en prévision d'éxécutions futures, cependant pour des raisons diverses, notamment la configuration de Jserv et l'occupation des ressources, le moteur de servlet peut décider de détruire le servlet en appelant sa méthode destroy(). C'est donc ici que le concepteur de servlets doit inclure des instructions permettant par exemple de sauvegarder des données pour de futures sessions.
     

    3 Exemple : traitement de formulaires

    Les formulaires au sein d'une page HTML permettent l'interaction entre client et serveur web. Un formulaire contient généralement plusieurs éléments ou contrôles, comme par exemple des zones de saisie de texte, des boutons, des listes de choix, qu'il appartient à l'utilisateur de remplir, cliquer ou sélectionner selon ses désirs. Chacun des choix de l'utilisateur est stocké dans une paire NAME/VALUE.
    Il existe deux méthodes pour faire parvenir les données de l'utilisateur au serveur. La première, dite méthode GET, transmet les données utilisateurs dans le header de la requète, tandis que la seconde, la méthode PUT, les transmet dans le corps de la requète, permettant de transférer des volumes de données beaucoup plus important.

    3.1 Méthode GET


     
    <form ACTION="/servlets/cherche" METHOD="GET">
    <B>Chercher</B>
    <input TYPE="text" NAME="query" VALUE="" SIZE=20>
    <B>avec</B>
    <select NAME="type">
    <option VALUE="Google" SELECTED>Google
    <option VALUE="Altavista">Altavista
    <option VALUE="Metacrawler">Metacrawler
    <option VALUE="Dictionnaire">Dictionnaire
    </select> 
    <input TYPE="submit" VALUE="Now!">
    </form>
    Chercheravec

    Pour traiter une requète GET, il est nécessaire de surcharger la méthode doGet. A l'intérieur de cette méthode, la méthode getParameter permet de récupérer la valeur d'un paramètre passé au servlet avec la requète GET. Par exemple:

    String bookId = request.getParameter("bookId"); //permet de récuperer la valeur du paramètre "bookid". La méthode renvoie null si le paramètre n'existe pas. Il est possible d'utiliser cela pour compacter les pages dynamique en un seul servlet:
     



    String bookId = request.getParameter("bookId");
    if (bookid == null) {

        //affiche le formulaire

    } else {

        //traite le formulaire

    }



     

    3.2 Méthode PUT

    La méthode PUT est généralement utilisée pour uploader des fichiers du disque de l'utilisateur vers le serveur. Elle peut par exemple être utilisée pour soumettre des images, ou encore des fichiers contenant des données à analyser par le serveur.

    4 Maintien de sessions


    HttpSession session = request.getSession(true);

    Rien de plus pour l'instant.

    5 Cookies


    Bien que les classes et méthodes utilsées pour le maintien de session utilisent les cookies sans que l'on ai besoin d'y toucher directement, l'API Servlet comprends la classe javax.servlet.http.Cookie qui permet de manipuler des objets Cookies
     

        5.1 Envoyer un cookie

    Pour créer un cookie:


    Cookie c = new Cookie("login", str_login);
    c.setVersion(1);
    c.setDomain(".mon_domaine.com");
    res.addCookie(authCookie);

        5.2 Récupérer un cookie


    L'instruction suivante permet de récupèrer l'ensemble des cookies:

    Cookie[] cookies = req.getCookies(); 

    La classe Cookie possède alors les méthodes suivantes:
    public String getName()  pour récupèrer le nom du cookie

    public String getDomain() pour récupèrer le domaine

    public String getValue() pour récupérer la valeur stockée dans le cookie


    6 Problèmes de threading

    Un serveur web pouvant servir plusieurs clients de manière concurrente, lorsqu'un servlet est conçu de manière à accèder à une ressource partagée, par exemple une base de données, il est parfois nécéssaire de prévenir l'accès simultané par plusieurs clients à cette même ressource. Afin d'obliger un servlet à ne traiter qu'une seule requète à tout moment, il existe deux possibilités : la première consiste à concevoir le servlet de façon à ce qu'il implémente l'interface SingleThreadModel.

    Un exemple d'un tel servlet est le suivant :



    public class ReceiptServlet extends HttpServlet implements SingleThreadModel {
        public void doPost(HttpServletRequest request, HttpServletResponse response) throws ServletException, IOException
        {
            ...
        }

        ...
    }


    Le serveur s'assure alors que la méthode service n'est pas appelée plus d'une seule fois simultanément.
    Un moteur de base de données comporte bien souvent des systèmes de verrouillage d'accès et n'est donc pas un bon exemple. Prenons plutot l'exemple d'un fichier texte contenant un nombre plusieurs clients pourraient vouloir modifier simultanément

    La deuxième possibilité est de synchroniser l'accès à la ressource.

    7 Java DataBase Connectivity

    Il serait difficile de parler de l'API Servlet sans également mentionner l'API JDBC. En effet, ce dernier permet à tout servlet d'accèder de manière directe à pratiquement n'importe quelle base de donnée externe, pourvu que celle ci possède un driver JDBC. Dans cet article, nous utilisons la base de données PostgreSQL, dont le driver JDBC est disponible à cette adresse. Il faut avant de commencer s'assurer que le chemin du driver JDBC est présent dans le $CLASSPATH. (au besoin faire un olly>export CLASSPATH=$CLASSPATH:/usr/lib/pgsql/jdbc6.5-1.2.jarou bien insérer la ligne wrapper.classpath=/usr/lib/pgsql/jdbc6.5-1.2.jardans le fichier jserv.properties)

    Pour faire fonctionner l'example fourni, il est nécéssaire d'avoir une base de données (ici nommée test), et d'y insérer une table avec quelques données. Pour cela, il suffit de créer un fichier texte tout simple nommé par exemple jdbc.sql contenant les quelques commandes SQL suivantes :



    create table stories (story_title varchar(100), story_url varchar(100), story_date date);
    insert into stories values ('NASA Proposes Launch Solar Sail Vehicle For 2010', 'http://slashdot.org/article.pl?sid=00/05/15/058238', '2000-05-15');
    insert into stories values ('Linuxcare Responds To Tim O\'Reilly's Article', 'http://slashdot.org/article.pl?sid=00/05/15/0254252', '2000-05-15');
    insert into stories values ('New Internet VCR Service', 'http://slashdot.org/article.pl?sid=00/05/14/2048217', '2000-05-15');


     

    Ensuite la commande  olly>psql test< jdbc.sql permet d'éxécuter ces commandes (et donc de créer la table et d'y insérer les trois enregistrements).

        7.1 Connection à une base de donnée

    Dans le monde JDBC, une base de données est représentée par une URL, par exemple jdbc:postgresql://host:port/base. En ce qui concerne le driver JDBC pour PostgreSQL, host est par défaut égal à localhost et port à 5432



    import java.sql.*;
    public class jdbctest {
       public static void main(String args[])
       {
            String url = "jdbc:postgresql:test";
            Connection con;
            Statement stmt;

            try
            {
               Class.forName("postgresql.Driver");
            }
            catch(java.lang.ClassNotFoundException e)
            {
               System.err.print("ClassNotFoundException: "); System.err.println(e.getMessage());
            }

            try
            {
               con = DriverManager.getConnection(url, "olly", "");
               stmt = con.createStatement(); 

                ResultSet rs = stmt.executeQuery("select * from stories");
               while (rs.next())
               {
                   String s = rs.getString("story_title");
                   System.out.println(s);
               }
               stmt.close();
               con.close();

            }
           catch (SQLException ex)
           {
               System.err.println("SQLException: " + ex.getMessage());
           }
       }
    }


    Stockage d'objet Java dans une base PostgreSQL

    Postgresql est une base de données d'un genre un peu particulier : elle possède par rapport à une base relationnelle traditionnelle des extensions objets, qui lui permettent par exemple de stocker une table dans un champs d'une autre table.

    Il est donc tout à fait possible en Java de stocker un objet dans un stream, si la classe de l'objet implémente l'interface java.io.Serializable. Cette caractèristique rend alors possible le stockage d' objets Java dans une base Postgresql, au moyen des LargeObject. Cependant, Postgresql est un moteur de base de données d'un genre un peu particulier : il possède par rapport à une base relationnelle traditionnelle des extensions objets, qui lui permettent par exemple de stocker une table dans un champs d'une autre table. La classe postgresql.util.Serialize du driver JDBC se sert de cette caractèristique pour fournir un moyen de stocker un objet Java en tant que table.
     

    8 Un servlet évolué: Cocoon

    Cocoon permet de transformer des données XML grâce a des feuilles de style XSL de façon à obtenir non seulement du HTML pour les navigateurs classiques, mais également du WML pour les browser WAP contenus dans certains téléphones mobiles, ou encore du PDF . Il permet donc d'ouvrir les sites web inter ou intranet à un nombre considérable de clients, sans que soient nécessaires les refontes de chaque document pour le rendre compatible avec les systèmes de navigation spécifiques à chaque client. 
     

        Installation de Cocoon

    La première chose a faire consiste à télécharger Cocoon, à partir du site http://xml.apache.org, puis à le compiler (comme à l'habitude, ./configure, make, make install)
    Il est ensuite nécessaire de rendre les classes Cocoon visibles par le moteur de servlets : il faut pour cela ajouter des wrapper.classpath vers tous les .jar requis par Cocoon dans le fichier jserv.properties
    cocoon.jar :
    xerces.jar : parseur XML
    xalan.jar : moteur de transformation XSLT
    fop.jar : formating
    par exemple:
    wrapper.classpath=/usr/local/java/lib/cocoon.jar

    Il faut ensuite choisir la zone servlet dans laquelle Cocoon doit résider, zone dans cette exemple. Il faut donc passer le fichier cocoon.properties en parametre au fichier zone.properties, en y ajoutant la ligne suivante:
    servlet.org.apache.cocoon.Cocoon.initArgs=properties=[path-to-cocoon]/conf/cocoon.properties

    Il faut également dire à Apache d'associer tous fichier xml avec Cocoon. Pour cela, il faut ajouter:



    Action cocoon /servlet/org.apache.cocoon.Cocoon
    AddHandler cocoon xml


    dans le fichier jserv.conf. (/servlet/ est le point de montage de la zone servlet a laquelle appartient Cocoon)
    Nous sommes alors prêts pour créer notre premier document XML, ainsi que sa feuille de style.
    Plusieurs cas de figures : le fichier XML existe, il faut simplement lui adjoindre une feuille XSL. Deuxième cas, l'information est stockée dans une base de données, par exemple postgreSQL, et il va être nécessaire d'extraire dans un premier temps cette information, pour la mettre au format XML, puis lui appliquer une transformation XSL.

    Cas 1: Le fichier XML existe deja
    Le fichier XML est le suivant, et nous voulons afficher ses infos dans un document HTML, sous forme de table.



    <?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
    <stories>
        <story>
            <story_title>NASA Proposes Launch Solar Sail Vehicle For 2010</story_title>
            <story_url> http://slashdot.org/article.pl?sid=00/05/15/058238</story_url>
            <story_date>2000-05-15</story_date>
        </story>

        <story>
            <story_title>Linuxcare Responds To Tim O&apos;Reilly&apos;s Article</story_title>
            <story_url>http://slashdot.org/article.pl?sid=00/05/15/0254252</story_url>
            <story_date>2000-05-15</story_date>
        </story>

        <story>
            <story_title>New Internet VCR Service</story_title>
            <story_url>http://slashdot.org/article.pl?sid=00/05/14/2048217</story_url>
            <story_date>2000-05-15</story_date>
        </story>
    </stories>


    La feuille de style que l'on doit appliquer pour obtenir le résultat souhaité est très simple:



    <?xml version="1.0"?>
    <xsl:stylesheet xmlns:xsl="http://www.w3.org/1999/XSL/Transform" version="1.0">
    <xsl:template match="/">
    <html>
    <body>
    <xsl:apply-templates select="stories"/>
    </body>
    </html>
    </xsl:template>

    <xsl:template match="stories">
    <table>
    <xsl:apply-templates select="story"/>
    </table>
    </xsl:template>

    <xsl:template match="story">
     <tr><td><a href="{story_url}"><xsl:value-of select="story_title"/></a></td><td><xsl:value-of select="story_date"/></td></tr>
    </xsl:template>

    </xsl:stylesheet>


    Cette feuille de style est stockée dans le fichier stories.xsl. Pour signifier à Cocoon qu'il doit appliquer cette feuille au document XML ci-dessus, il faut rajouter une ligne à ce dernier, dans son entête,  juste après le tag de version.



    <?xml version="1.0"?>
    <?xml-stylesheet href="stories.xsl" type="text/xsl"?>
    <?cocoon-process type="xslt"?>

    <stories>
    .
    .



    En pointant votre browser sur l'url de stories.xml, on obtient le code HTML suivant:
     



    <!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 4.0//EN"
                          "http://www.w3.org/TR/REC-html40/strict.dtd">
    <html><body><table><tr><td><a
          href="http://slashdot.org/article.pl?sid=00/05/15/058238">NASA Proposes Launch Solar Sail Vehicle For 2010</a></td><td>2000-05-15</td></tr><tr><td><a
          href="http://slashdot.org/article.pl?sid=00/05/15/0254252">Linuxcare Responds To Tim O'Reilly's Article</a></td><td>2000-05-15</td></tr><tr><td><a href="http://slashdot.org/article.pl?sid=00/05/14/2048217">New Internet VCR Service</a></td><td>2000-05-15</td></tr></table></body></html>

    <!-- This page was served in 748 milliseconds by Cocoon 1.7 -->



     
     

    Cas 2 : l'information est stockée dans une base de données
     

    Il faut passer par ce que l'on appelle un SQLProcessor. XSQL, fourni par Oracle, est un exemple de produit transformant un résultat d'une requète SQL en XML. Pour pouvoir utiliser SQLProcessor, il faut s'assurer qu'une ligne du type processor.type.sql = org.apache.cocoon.processor.sql.SQLProcessor est présente dans le fichier cocoon.properties.

    Cet exemple éxécute une requète SQL sur une base PostGreSQL grâce à JDBC (il faut donc lui fournir les coordonnées du driver, ainsi que des infos utilisateurs, tq login et password) puis récupère les résultats et les formatte en XML. Il s'agit simplement de remplacer le bloc <query> ... </query> par le résultat, puis de lui appliquer la feuille de style normale.



    <?xml version="1.0"?>
    <?xml-stylesheet href="stories.xsl" type="text/xsl"?>
    <?cocoon-process type="sql"?>
    <?cocoon-process type="xslt"?>

    <page>

     <connectiondefs>
      <connection name="test_connection">
       <driver>postgresql.Driver</driver>
       <dburl>jdbc:postgresql:test</dburl>
       <username>olly</username>
       <password></password>
      </connection>
     </connectiondefs>

     <query connection="test_connection" doc-element="stories" row-element="story">
      select story_title, story_url, story_date from stories
     </query>

    </page>


    Les attributs doc-element et row-element permettent de spécifier respectivement le nom que va prendre l'ensemble des résultats (ResultSet), et les lignes (rows). S'ils ne sont pas spécifié, ces noms seront ROWSET et ROW.
     

    9 Upload de fichiers

    Pour "uploader" un fichier grace à un servlet Java, il faut utiliser le package com.oreilly.servlet disponible à cette adresse. Imaginons que l'on ai le formulaire suivant:
    <form  enctype="multipart/form-data" action="action" method="post"><br>
    <textarea name="indata" cols="70" rows="10"></textarea><br>
    <input type="file" name="infile"><br>
    <input type="submit" name="submit" value="Continue"><br>
    </form><br>
    

    Ce formulaire contient deux champs, un champ de type texte (textarea), et un champ de type "file". Supposons maintenant que l'on veuille sauver les données du formulaire (fichier ou texte) dans le fichier /tmp/dataXX-YY. La méthode doPost() permettant de réaliser cela est la suivante :
    
     import java.io.*;
     import javax.servlet.*;
     import javax.servlet.http.*;
     import java.util.Date;
     import com.oreilly.servlet.multipart.*;
    
     .
     .
    
     public void doPost (HttpServletRequest request, HttpServletResponse response)  throws ServletException, IOException {
     
            /** récupère la date courante **/ 
            Date d = new Date();
    	
    	/** forge une chaine de caractère contenant la date **/
            String timestamp = new String(d.getMinutes() + "-" + d.getSeconds());
            
    	/** crée un nouveau multipart parser, la taille des objets parsés étant de 10 MB au maximum **/  
            MultipartParser mp = new MultipartParser(request, 10*1024*1024); // 10MB
            Part part;
    
    	/** itére tous les parties **/
            while ((part = mp.readNextPart()) != null) {
    	    /** s'il s'agit du fichier **/
                if (part.getName().equals("infile")) {
    	    
    	        /** recupere les données sous la forme d'un FilePart **/
                    FilePart filePart = (FilePart) part;
                    String fileName = filePart.getFileName();
    
    		/** recopie dans un nouveau fichier **/
                    if (fileName != null) {
                        long size = filePart.writeTo(new File("/tmp/data" + timestamp));
                        break;
                    }
    		
    	    /** s'il s'agit de la zone de texte **/		
                } else if (part.getName().equals("indata")) {
    
    	        /** recupere les données sous la forme d'un objet ParamPart **/
                    ParamPart paramPart = (ParamPart) part;
    
    		/** récupere la valeur du champ "indata" **/
                    String indata = paramPart.getStringValue();
    
    		/** pour écrire dans un fichier **/
                    PrintWriter fos = new PrintWriter(new FileWriter("/tmp/data" + timestamp));
    		fos.print(indata);
      
                    fos.close();
                }
            }
    }